Chasse en boîte : Un véritable scandale !

Les chasses sur le continent africain, et surtout celles d'espèces protégées, n'ont pas lieu d'être. Les méthodes des chasses aux trophées - ou chasse en boîte - concernant les lions sont cruelles. Et, une nouvelle fois, en France, celle-ci fait parler depuis quelques jours. C'est grâce à des photos publiées sur les réseaux sociaux et datant de 2015 qu'un couple de gérants d'un magasin Super U s'est fait épingler pour ce loisir barbare mais légal. 

Lions

Les chasses sur le continent africain, et surtout celles d'espèces protégées, n'ont pas lieu d'être. Les méthodes des chasses aux trophées - ou chasse en boîte - concernant les lions sont cruelles. Et, une nouvelle fois, en France, celle-ci fait parler depuis quelques jours. C'est grâce à des photos publiées sur les réseaux sociaux et datant de 2015 qu'un couple de gérants d'un magasin Super U s'est fait épingler pour ce loisir barbare mais légal. 

Sur les clichés, qui depuis circulent en boucle sur les réseaux sociaux, nous y voyons le couple, accompagné par leur fils, poser fièrement au-dessus ou à côté du cadavre d'un hippopotame, d'un léopard, d'un alligator, de plusieurs lions, d'un buffle, d'une autruche, d'un zèbre... Au total, c'est devant une quinzaine de cadavres que la joyeuse famille pose ! Toutefois, ces photos datantes de 2015, combien d'animaux ont été tués entre-temps ? 

Indigné par un tel comportement, ne venant pas d'un simple employé mais bien de gérants de magasin et, de ce fait, censé représenter l'image de l'enseigne, nous avons immédiatement demandé sur les réseaux sociaux à ce que ces personnes donnent leur démission sur-le-champ ! Un petit peu plus tard dans la journée, U - Les Commeçants annonçaient, via un communiqué sur les réseaux sociaux, que le couple venait de quitter l'enseigne avec effet immédiat et renonçait à la gestion de leur magasin. Une victoire, qui n'a qu'un réel petit goût... 

Si cette famille fut facilement épinglée via les réseaux sociaux, elles ne représentent rien du tout du quota de chasse en boîte qui a lieu sur le continent chaque année. Ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan. Et le vrai problème ne se trouve pas ici, où des personnes ayant des moyens financiers au-dessus des moyens de beaucoup se permettent d'abattre des espèces protégées et vouées à disparaître, mais en Afrique. 

En Afrique du Sud, selon Four Paws et la Fondation 30 millions d'amis, il existe près de 160 fermes d'élevage où (sur)vivent environ 800 lions avant d'être abattu. Afin d'abattre un lion blanc mâle et adulte, le prix tournera autour de 22 000 $. Pour les femelles, les prix tourneront autour de 5 000 $. Ce ne sont que des tarifs de base, quand on sait que Cécil le lion fut tué pour 50 000 $. Une fois un lion acheté pour un chasseur, le lion n'est plus nourri pendant près de 24 heures et drogué. Habitué à un enclos, au contact avec les hommes, l'animal n'est pas méfiant et l'abattage pourrait se faire rapidement. Mais il n'en est rien. Pour 20 000 $, les chasseurs veulent du spectacle, s'amuser... Le lion est abattu après des longues minutes, voir des longues heures de chasse et plusieurs balles reçues. 

Chapter Animals profite donc pour rappeler sa lutte dans le braconnage ! Nous demandons au gouvernement africain de fermer les fermes d'élevage, interdire l'exportation de trophées et l'arrêt de la chasse des espèces CITES de catégorie 1. Nous en profitons aussi pour rappeler que de nombreux sanctuaires accueillent des lions sauvés de ces horribles chasses. Chapter Animals espère pourvoir très prochainement avoir le financement nécessaire afin d'ouvrir son premier sanctuaire et y héberger nos premiers grands fauves. 

Nous proposons à cette famille, afin de se redonner une véritable image, d'arrêter la chasse en Afrique d'espèces protégées (lions, hippopotames, léopards) et d'utiliser leur argent afin de s'investir au sein d'ONG ou de structures travaillant pour les animaux sauvages sur ce même continent. De nombreux sanctuaires existent, et peut-être, découvriront-ils les animaux sous un nouveau jour, autrement que comme des trophées ?