LIVE CITES : Chapter Animals félicite les décisions prises en faveur des éléphants

Ils sont sages, intelligents et sensibles. Ils sont capables de faire preuve de plus d'empathie que la plupart des hommes, qui ne cessent de les chasser à travers le monde. Ils sont aussi capables de reconnaître un membre de leur famille des dizaines d'années après en avoir été séparé. Altruismes et possédant une impressionnante mémoire, ils pourraient disparaître d'ici quelques années si rien ne change... Nous parlons bien sur des éléphants africains. Et durant la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (CITES), leur espèce pourrait être vouée à disparaître.  

 

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  LIVE CITES - ÉLÉPHANTS AFRICAINS :  

Depuis le 17 août et jusqu'au 28, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (CITES), se déroule. De nombreuses décisions cruciales à la survie de certaines espèces sont en jeu. Nous pourrions parler de l'inscription à l'annexe II des girafes ou encore faire passer l'antilope saïga de l'annexe II à l'annexe I, interdisant ainsi son commerce et sa chasse. Mais ce ne sont pas les girafes et les antilopes qui nous intéressent, aujourd'hui. Ce sont les éléphants africains.   

Les éléphants d'Afrique sont inscrit à l'annexe I de la Convention depuis 1 989, rendant ainsi son commerce illégal sous toutes les formes (vente d'individus vivants ou morts, vente de trophées ou d'ivoire). Mais en 1 997, trois pays africains arrivent à faire basculer leur population d'éléphants sous l'annexe II, offrant désormais un quota d'individus à abattre et régularisant la commercialisation de vente d'ivoire. En 2 000, c'est l'Afrique du Sud, qui précédant le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe, obtient l'accord de faire passer sa population sous l'annexe II. En 2 019, comme si cela n'était déjà pas suffisant, ces quatre mêmes pays affirment vouloir augmenter les quotas d'éléphants à abattre et vendre encore plus d'ivoire.

Les éléphants de ces quatre pays sont-ils donc voués à disparaître ? Non. Ce ne sera peut-être pas le cas. De nombreux pays, parmi lesquels le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Kenya, le Libéria, le Nigeria, la Syrie, le Soudan et le Togo proposent, au lieu d'augmenter les quotas à abattre de cette espèce déjà en danger, de réintégrer la population des quatre pays à l'annexe I et cette décision ne plait pas à tout le monde. Il faut savoir que le Zimbabwe vend régulièrement sa jeune faune à des pays étrangers. Depuis que la population d'éléphants du pays est passée sous l'annexe II, le gouvernement autorise, en toute légalité, la capture des éléphanteaux et la vente aux zoos étrangers ! Ce sont des bébés éléphants, âgés parfois de quelques mois seulement, qui sont capturés pour vivre une vie en captivité dans des pays qui, parfois, ne possèdent aucune réglementation sur le bien-être animal comme la Chine ou le Pakistan. 

De nombreux pays, parmi lesquels Le Zimbabwe, l'Afrique du Sud, Le Botswana, la Namibie, la Zambie, le Japon, les États-Unis, le Canada et l'Union Européenne se sont montrés opposés à l'arrêt de la vente des éléphanteaux pour l'industrie de la captivité. Pourtant, pour ces animaux grégaires, vivant en troupeau, dont les femelles ne se séparent jamais de leur groupe d'individus et les mâles qu'à partir de 15 ans, le prélèvement des bébés peut provoquer une souffrance immense et un violent choc psychologique pour la mère, qui cherchera à retrouver son petit à tout prix. La Fondation Born Free affirme que plus ou moins 1 774 éléphants africains auraient été vendus à l'étranger depuis 1 990. Chapter Animals s'est, de son côté, toujours indigné et s'est montré formellement opposé au prélèvement d'individus sauvages. 

En France, les éléphants africains âgés de plus de 30 ans, visibles dans les cirques et les parcs zoologiques proviennent tous de prélèvements à l'état sauvage. Nous avons, par exemple, dans les cirques, l'éléphante Tania (Samba) prélevé au Kenya en 1 988. Nous avons aussi les éléphantes Baby, Bambi et Rosa, qui sont les dernières représentantes africaines dans les cirques, en France. Nous avions Betty, capturée en 1 984 au Zimbabwe, appartenant à un cirque français puis vendu à un dresseur. 

Et comme si cela n'était pas suffisant, c'est au tour de la Zambie de vouloir transférer sa population sous l'annexe II, afin d'autoriser la vente d'individus et la mise à mort des adultes. 

EDIT : 46 pays ont voté en faveur de l'arrêt de l'exportation des éléphanteaux prélevés sauvages vers la captivité. 18 autres pays, parmi ceux cités au-dessus, ont voté contre les changements. L'UE, opposée aussi à ces changements, est finalement restée neutre.

EDIT : après des tensions au sein de la CITES, les quatre pays africains souhaitant amoindrir la protection de la population des éléphants de leur pays ont menacés de quitter la CITES. Mais la proposition aura été en faveur des éléphants, avec un vote de 23 pour, 101 contres et 18 abstentions.

EDIT : la demande de la Zambie, soutenue par les quatre pays cités précédemment ainsi que le Japon, vient d'être rejetée. La population d'éléphants rest donc inscrite à l'annexe I

 

 

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