LIVE CITES : Chapter Animals veut sauver les girafes

Depuis la création de Chapter Animals, nous ne cessons de dénoncer le déclin des girafes. La girafe meurt lentement mais surement, et dans le plus grand silence. Chassé pour sa viande, des superstitions, des trophées... Pour ces os, ses poils, sa peau... Tous les éléments sont réunis pour que les girafes deviennent les nouvelles cibles préférées des chasseurs ou des braconniers une fois les éléphants, les rhinocéros, les lions et les hippopotames disparus. Lors de cette CITES Cop18, il est grand temps de donner un statut de protection à cette espèce, qui a vu sa population disparaître de 40% depuis 1 985...

 

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  LIVE CITES - Décisions concernant les girafes :  

Depuis la création de Chapter Animals, nous ne cessons de dénoncer le déclin des girafes. La girafe meurt lentement mais surement, et dans le plus grand silence. Chassé pour sa viande, des superstitions, des trophées... Pour ces os, ses poils, sa peau... Tous les éléments sont réunis pour que les girafes deviennent les nouvelles cibles préférées des chasseurs ou des braconniers une fois les éléphants, les rhinocéros, les lions et les hippopotames disparus. Lors de cette CITESCop18, il est grand temps de donner un statut de protection à cette espèce, qui a vu sa population disparaître de 40% depuis 1 985...

Du 17 au 28 août, se déroule à Genève la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (CITES). L'occasion pour Chapter Animals de vous écrire en live nos attentes et les résultats des demandes des divers pays participant à cette convention. Un des votes les plus attendus est celui pour le statut de la girafe. Si son déclin est silencieux et que la girafe est souvent mise de côté face aux éléphants ou aux rhinos, son statut de conservation est désormais menacé. Certaines sous-espèces de girafes ont même perdu jusqu'à 90 % de leur population.  

Suite à la chute de l'espèce, le Kenya, le Mali, le Niger, la République centrafricaine, le Sénégal et le Tchad ont réalisé une proposition commune, celle d'inscrire la girafe sur l'annexe II de la CITES. Rappelons que ces dernières années, les populations de girafes ont disparu de nombreux pays, comme le Sénégal, justement, mais aussi du Nigeria ou de la Guinée. Si l'inscription à l'annexe II ne permettra pas d'interdire sa chasse, il permettra néanmoins de surveiller cela de très près, d'imposer des quotas et surveiller les chasses aux trophées. Les captures pour la captivité seront toujours autorisées, mais cette fois-ci encore, surveillées et contrôlées. Cette proposition est soutenue par les 32 pays membres de la Coalition pour l'éléphant d'Afrique (comportant le Rwanda, la République du Congo, le Kenya et la Côte d'Ivoire, pour ne citer qu'eux), préférant inscrire la girafe sur l'annexe II - sa population n'étant pas assez base pour être sur l'annexe I - que de la laisser à la portée d'un bien sombre avenir. 

Les sous-espèces de girafes, vivant notamment au Soudan et en Éthiopie ont perdu 97 % de leur population, tandis qu'en Afrique Centrale, la girafe a diminué de 85 %. Des chiffres affolants, donc pour la girafe de Nubie et du Kordofan. Quand on connaît les chiffres de trophées, exportés rien qu'aux États-Unis, il est donc plus qu'urgent que la chasse à la girafe soit contrôlée. Aujourd'hui, il est possible de chasser la girafe, pour des trophées ou juste pour le plaisir de tuer, en Afrique du Sud, en Namibie, en Zambie ou encore au Zimbabwe tandis que le Kenya, le Tchad ou le Niger l'interdissent. Une chasse à la girafe coûte, en moyenne, 3 000 $ - soit 2 700 euros. Et celle-ci est très vite rentabilisée. 

Notre enquête sur deux ans révèle que le cuir de girafe peut être revendu jusqu'à 400 $ (355 €) la pièce. Celle-ci servira ensuite à fabriquer des sacs, des ceintures ou des portes-monnaies. Un pied de girafe coûte 70 $ (62 €), tandis qu'un cousin en véritable peau de girafe se vendra au minimum 180 $ (160 €). Selon Humane Society, ce serait près de 40 000 pièces fabriquées à partir de girafe qui aurait été importée aux États-Unis entre 2006 et 2014. Depuis quelques années, l'importation de trophées de girafe (on parle aussi de tête) est possible sur le territoire américain.

Par leur taille, il est possible que des accidents avec des hommes puissent arriver. Ainsi, il n'est pas rare que les gouvernements des pays demandent la régulation de l'animal où l'abatte quand un individu se rapproche un peu trop près des villages. Pourtant, cette espèce est relativement pacifique avec les hommes. De plus, la girafe est victime de stupide croyance. Sa viande protégerait du virus du VIH et sa queue, au Congo, se doit d'être offerte au père de la future mariée.

Rappelons aussi que contrairement aux lions, aux éléphants ou à d'autres espèces en danger, il n'existe pas à proprement parler de sanctuaire pour protéger les girafes. Ces dernières étant relativement peu nombreuses en captivité, et son trafic d'individus vivant peu nombreux, la girafe ne possède pas de réel lieu de paix. Chapter Animals, très impliqué sur le continent africain, proposera très prochainement des solutions réalistes. 

EDIT :  Bonne nouvelle ! La girafe est inscrite sur l'annexe II de la CITES. Sa protection a été soutenue par 106 voies, contre 21 et 7 abstentions. Cette fois-ci, et contrairement aux éléphants, la France est allée dans le sens de la protection de l'espèce. En revanche, la proposition fut refusée par la Namibie, le Botswana, l'Eswatini, la Tanzanie, le Zimbabwe ou encore l'Afrique du Sud.

 

 

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