Sanctuaire en urgence ?

  • Le 27/07/2019

Nous vous parlons régulièrement de la création de sanctuaire. Notre projet avance petit à petit. Les démarches sont longues et fatigantes et des campagnes de financement participatif vont très prochainement voir le jour.

Urgence_sanctuaire

  LE PLUS TÔT POSSIBLE :  

Ce n'est un secret pour personne, mais la population des grands félins en liberté ne cesse de baisser. C'est pourquoi, des zones pour les protéger sont indispensables. De nombreuses réserves naturelles sont présentes sur le continent Africain. On pourrait parler du grand Kruger, probablement un des plus beaux et des plus connus ou encore le Hluhluwe-Umfolozi, qui abrite une très grande partie de la population de rhinocéros d'Afrique. Mais ces réserves sont aussi un véritable paradis pour les chasseurs de trophées et les braconniers ! Le lion Cécil habitait dans le Kruger National Park avant d'être attiré à l'extérieur et abattu par un chasseur de trophée. D'ailleurs, si à l'intérieur de la réserve la chasse n'est pas autorisée, figurez-vous qu'à l'extérieur c'est le cas. Les animaux, une fois qu'ils dépassent un certain espace deviennent les proies des chasseurs. 

Cela est donc valable pour les animaux sauvages. Pas ou très peu d'animaux nés en captivité ont pu regagner ces réserves naturelles et vivre comme s'ils n'avaient côtoyer les hommes. En revanche, d'autres sortes de réserves sont disponibles pour les animaux issus de la captivité. Ce sont des sanctuaires et ils sont quelques-uns sur le continent Africain. La réserve naturelle Shamwari, de la Foundation Born Free - adopter un animal du sanctuaire - , a vu arriver Djunka, Nala et Shada, un lion et deux lionnes saisis d'un cirque français en 2006, et semblent y avoir terminé leur vie. Plus récemment, le lionceau King, détenu comme animal de compagnie en région Parisienne a pu y être transféré. Prochainement, ce sera au tour d'Horus, Dadou, Cercei et Thea - les quatre lions saisis à des particuliers - de partir rejoindre les terres ancestrales.

Afin de rester sur les terres africaines, le sanctuaire pour grands fauves et singes Drakenstein Lion Park  - adopter un lion du sanctuaire - a aussi pu accueillir de nombreux lions en provenance de France. Ce fût le cas de Brutus, dégriffé et tellement battu que sa mâchoire restera déformée à vie ; Arès, qui souffrait d'une maladie oculaire non soignée ; Ena, qui vivait enfermée dans une caisse en boîte sous une remorque à cheval ; Samson, qui vivait à même le sol de son camion, à peine spatiaux pour se lever. C'est dans celui-ci que nous avions demandé en urgence une place pour les lions Nale/Elyo ; Natcher/Sultan et Betty, en avril 2018. Nous n'oublions pas le sanctuaire Lionsrock - effectuer un don -, particulièrement aimé et ayant recueilli les fauves saisit l'année dernière dans un terrain d'hivernage. 

En Europe, quelques structures similaires sont présentes. Animal Advocacy and Protection (AAP) est un centre provisoire ou définitif accueillant de nombreux animaux sauvages ou domestiqués avant de les placer dans des plus grands sanctuaires lorsque cela est possible ou le Natuurhulpcentrum Wildlife Rescue Center, qui, au même titre que AAP, est un lieu de transition pour les animaux à destination des sanctuaires étrangers. En France, Tonga, Terre d'accueil - effectuer un don - recueille les animaux afin d'espérer les y envoyer sur les terres de leurs ancêtres. Les quatre lionceaux qui devront être transférés à Shamwari prochainement, ainsi que les quatre lions du cirque Bostok - Louga, Saïda, Bellone et Angela - y vivent, pour ne citer qu'eux. 

Si le travail de ces structures est formidable, il devient difficile pour celles-ci de pouvoir recueillir tous les animaux qu'on leur impose. C'est pourquoi Chapter Animals conscient que les fauves ne peuvent pas éternellement vivre en cage, en espérant une transition vers l'Afrique du Sud, souhaiterait ouvrir son premier sanctuaire prochainement. Nous espérons pouvoir le construire dans le sud de la France, puisque le climat chaud serait au plus proche de l'Afrique du Sud. Nous voudrions aussi collaborer avec d'anciens circassiens et des équipes expérimentées en question d'animaux sauvages afin de nous assurer au maximum du bien-être des animaux. Notre choix de collaborer avec des circassiens qui auraient cessé leur activité est toute simple. Ils ont une connaissance des animaux, cela permettrait aux cirques - qui dans l'ensemble possèdent une image négative des sanctuaires - d'être rassurés, possédant les certificats de capacités nécessaires et cela leur permettrait d'avoir une toute nouvelle vision de la vie en semi-liberté avec des fauves pouvant parcourir plusieurs hectares. 

Nous voudrions aussi que notre sanctuaire soit un lieu de transition, et que certains puissent avoir la chance de repartir sur les traces de leurs ancêtres à travers les sanctuaires Drakenstein, Lionsrock et Shamwari. Et pourquoi pas, dans l'idéal, pouvoir offrir une véritable seconde chance à des lions qui, des fois, n'ont pas eu de chance.

Brutus

 

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