Comme nous le disions, Chapter Animals est ouvert au dialogue. Peut-être trop, pour certains ? Pourtant, si nous avons décidé depuis 2018 de nous ouvrir aux échanges avec les circassiens, ce n'est pas pour rien. Une seule chose nous a décidé à réagir comme cela : le bien-être des animaux. Nous aurions pu, comme nombre d'associations, entrer en conflit direct avec les cirques, venir manifester avec pancartes et mégaphone... Mais cela ne nous intéresse pas. 

Bien sûr, nous ne disons pas que ces méthodes ne servent à rien. Chacun a ses propres convictions et nous échangeons très bien avec certaines associations qui décident d'agir ainsi. Mais nous avons voulu tenter une approche différente. C'est en discutant avec un circassien qui, lui-même, nous avouait qu'il y avait encore des cirques qui ne possédaient pas de quartiers d'hiver et qui ne savaient pas quoi faire de leurs vieux animaux. Et ce dernier supposait qu'il faudrait une association ouverte au dialogue, pouvant les aider à prendre en charge les animaux afin de leur offrir une retraite sans itinérance. Et c'est chose faites. 

Bouly2017
Cirque zavatta

Depuis que nous avons décidé d'agir ainsi, nous avons pu échanger avec quelques établissements. Certains sont méfiants, d'autres comprennent notre démarche. Pourquoi se lancer dans de longues et coûteuses procédures judiciaires - qui pourraient prendre des années - quand on peut simplement dialoguer et trouver une solution à l'aimable ? Chapter Animals ne s'en cache pas : nous ne sommes pas pour la captivité et l'itinérance des animaux. Toutefois, nous écoutons aussi ce que nous interlocuteurs peuvent nous dire. Et nous pouvons également leur proposer des solutions dans des structures partenaires quand des animaux doivent être placés. 

En parlant de structure, Chapter Animals a comme but initial d'ouvrir son propre sanctuaire. Ce dernier permettrait aux grands fauves et aux primates de trouver un refuge où ils seraient en semi-liberté. Une magnifique retraite après des années de travail dans les cirques, les laboratoires ou en cas de confiscation par les autorités. Pour ce projet, nous voudrions collaborer avec des circassiens, qui abandonneraient le dressage pour se consacrer à cette nouvelle façon de sauvegarder les espèces et pourquoi pas, permettre à certains individus de retourner sur la terre de leurs ancêtres. 

Après tout, de plus en plus de cirques tournent sans animaux - définitivement ou dans certaines villes. Ne serait-ce pas l'occasion pour ces établissements d'offrir une toute nouvelle vie aux animaux ? Un arrêt de spectacle, définitif.