Il y a de nombreux problèmes concernant la détention d'animaux sauvages (non-domestiques) dans la loi. Tout d'abord, la liste des animaux. Seuls les animaux suivants peuvent être présentés en spectacle : hippopotames - amphibies, nains -, girafes, félidés - lions, tigres, pumas, panthères -, ursidés - ours bruns et noirs -, rapaces, macaques, babouins, otaries à crinière, lions de mer de Californie, otaries à fourrure d'Afrique, éléphants - africains, asiatiques -, zèbres, autruches, psittacidés - aras, cacatoès, perruches, gris du Gabon -, reptiles - python molure, python royal, boa constricteur, crocodile du Nil, alligator du Mississippi. Certains établissements possèdent  même des animaux qui ne font pas partie de cette liste : wallabies, manchots, hyène.

Maintenant, il faut mettre à jour cette liste. De nombreuses espèces ne se trouvent plus dans les cirques français. C'est le cas des girafes, des pumas, des panthères, des éléphants mâles, des ours, des rapaces, des crocodiles et alligators. Les otaries, elles, ne sont présentes que lorsqu'une famille de dresseurs est engagée. À cela, sur le territoire français il ne reste plus que deux hippopotames (un mâle et une femelle), trois éléphantes africaines et cinq asiatiques (dont une qui n'est plus en itinérance). On approche doucement de la fin des éléphants dans les cirques français, si ce n'est en passant par des dresseurs. Il faudrait donc changer l'arrêté de 2011 afin de le remettre à jour. On ajusterait, en attendant une potentielle loi, la liste des espèces présentes retirant celles qui ne le sont plus. Par la même occasion, les deux derniers hippopotames de cirques pourraient être rachetés par le gouvernement et placés dans un refuge, ce qui retirerait cet animal de l'arrêté également. 

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Pour chacune des espèces, il y a des exigences obligatoires (cage de détente, piscine, mètre carré par individu). Mais il n'est pas rare que les cirques passent outre. De nombreux établissements ne montent pas les cages pour les fauves, ne proposent pas les espaces adéquats pour les zèbres, ne montent pas les piscines pour les tigres... Déjà que les normes sont relativement basses pour les animaux de cirque, si les établissements ne les respectent pas, ce n'est pas étonnant de voir tellement d'animaux souffrir de troubles du comportement. Et le manque de contrôle n'aide pas ! Chapter Animals propose à chaque maire, avec lequel l'association rendre en contact, d'envoyer systématiquement un contrôle vétérinaire sur place pour vérifier l'état des animaux. 

Bien que la plupart des animaux soient nés en captivité sur plusieurs générations, la vie ambulante peut-elle réellement satisfaire à leurs besoins ? Nous l'ignorons. Ils ne pourront jamais nous le dire. Un artiste, homme ou femme, a décidé de vivre cette vie. Un animal, lui, n'a pas le choix. Il n'est pas rare que, dans des enclos exigus, les animaux ne puissent pas se déplacer - non, faire trois pas n'est pas se déplacer. Certains s'ennuient, d'autres peuvent souffrir de l'isolement ou, a contrario, du trop grand nombre d'individus. 

Nous ignorons également le sort de ces animaux, une fois trop vieux pour les représentations. Si de nombreux cirques se vantent de posséder des terrains de plusieurs hectares, rares sont les animaux qui y terminent leur vie. Certains fauves sont envoyés dans des parcs zoologiques, les éléphants également. Les domestiques dans des fermes (vaches, chevaux, zébus). Il n'est pas rare de retrouver sur des sites de petites annonces de la vente de camélidés ou d'équidés de cirque. Un avenir beaucoup trop incertain, malgré tout l'amour que son propriétaire peut lui offrir. 

Un animal sauvage peut, à n'importe quel moment, se montrer violent. Des animaux de compagnie peuvent le faire, alors imaginez à quel point un lion, un éléphant ou un babouin peut se montrer imprévisible. Que ce soit durant les visites de ménageries et les parades en villes, où la proximité avec le public est au plus proche, et même durant les représentations. Seules les représentations de fauves sont encagées. Si un éléphant ou un hippopotame se décide à charger, rien ne l'en empêchera et les victimes pourraient être nombreuses.

En soi, le réel problème est surtout lié à la sécurité du public et au bien-être des animaux. Comment empêcher un animal de s'en prendre à un homme ? Que deviennent les vieux ? Pourquoi acquérir de nouvelles espèces ? Pourquoi ne pas installer le strict minimum pour garantir le bien-être des animaux ? Chapter Animals peut aider les cirques en difficulté ou ne désirant plus d'animaux. Nous sommes pour le dialogue. 

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