Les zoos sont nombreux, que ce soit en France ou à l'étranger. Ils possèdent un nombre d'animaux incalculable. Avoir un réel suivi de chaque individu, de sa naissance à sa mort est impossible. Bien sûr, nous ne tapons pas sur tous les zoos. Il y a des bons et des mauvais élèves partout, mais ces dernières années, les mauvais élèves se sont fait plus remarquer que les bons. Euthanasie en masse, reproduction non contrôlée, vols d'animaux, disparitions des cadavres, enclos n'ayant rien à voir avec leur milieu naturel, fuites d'animaux, accidents liés à la sécurité, individu grégaire vivant seul, spectacles... Noter la liste des problématiques serait bien trop longue. 

À travers le monde, il n'est pas rare de voir des animaux encore prisonnier dans une enceinte en béton allant des primates aux ours. En France, dans les zoos où nous nous sommes rendu, cela n'existe quasiment plus. Désormais, il est question de bien-être animal. La reproduction du milieu naturel est importante, mais de nombreux établissements réalisent des peintures pour rappeler à l'animal son milieu naturel. Pour les plus chanceux, quelques végétations et de quoi le stimuler seront aussi présentes. Et quelle horreur d'apercevoir encore ce genre de chose. Des animaux sans vie, dans des enclos bétonnés et peints bien trop petits pour eux. Cela doit changer immédiatement ! 

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Si certains établissements permettent aux animaux de se cacher des visiteurs, certains ne le permettent pas. Dans l'un des nombreux zoos visités, il nous a était confié que cela était fait exprès : Généralement, on ferme leur enceinte le temps de la nettoyer ou potentiellement le temps de les nourrir. En journée, durant les heures de pointe des visiteurs, on ferme celles de nos animaux phares. Les gens paient, ce n'est pas pour se retrouver dans un lieu sans les dits animaux. Grands fauves, grands singes, ours polaires, éléphants, rhinocéros, girafes ou morses se retrouvent alors bloqués dehors.

Un élément phare des zoos pour expliquer la captivité d'une espèce est celle de la protection voir de la réintroduction. Pourtant, quand nous voyons des éléphants, des hippopotames, des zèbres ou des gibbons seuls, cela reste difficile à concevoir. De nombreuses espèces - qui ne se trouvent pas en voie de disparition - se trouvent également dans les zoos. Pour être tout à fait honnête, plus la collection d'animaux sera élevée, plus les visiteurs viendront. Quant aux programmes de réintroduction, pour les zoos le pratiquant, et bien que cette idée puisse paraître formidable de réintroduire dans son milieu naturel un animal, ces derniers sont bien souvent de véritables échecs. Nous ne crachons pas dessus, mais il faut souligner la réalité des choses.

Il faut savoir qu'un processus long et coûteux se mettra en place et que les animaux ne seront jamais relâchés du jour au lendemain, puisqu'ils ne survivraient pas. Il faut les habituer ! Et surtout, trouver des réserves où les placer. Si, dans la plus grande majorité des cas, la réintroduction des dauphins et autres cétacés reste une réussite, il est beaucoup plus difficile de faire la même chose avec d'autres animaux. Le zoo de Beauval a tenté de réintroduire deux gorilles au Gabon, en espérant la même réussite que pour les langurs de Java et la réintroduction de deux individus (Samui et Indah). Le décès de Kuimba aura lieu trois mois après. Mayombé, en revanche, est toujours en vie. Le parc de Mulhouse se prépare également à relâcher cinq ibis chauves, en Espagne. Ce n'est pas la première fois que cet établissement participe - plus ou moins avec succès - au repeuplement de l'ibis. Le Bioparc de Doué-la-Fontaine participe au programme de réintroduction des vautours fauves, en Bulgarie. À l'étranger, des essais pour le tamarin doré à tête de lion, l'oryx arabe, le lycaon, le flamant rose, le tigre, la cigogne, le renard, la loutre d'Asie ou le bonobo, mais la plupart sont conclus par la mort de nombreuse - tous ? - les individus. 

Certains zoos essaient de contribuer au financement de programmes de conservation, mais là encore - bien que ce soit un geste honorable - cela n'est pas le cas de tous. E c'est vraiment dommage ! De plus, la contribution est bien souvent minimale si on compare cela à la recette de l'établissement en question. Savez-vous, sur un billet à 10 euros, combien d'argent repart à cette cause ? Un autre très gros problème est aussi présent : les animaux prélevés à l'état sauvage ! Les éléphants présents dans les zoos sont nombreux à avoir été prélevés dans leur milieu naturel, au même titre que les éléphants de cirque, tout comme les mammifères marins (dauphins, orques, éléphants de mer). De nombreux singes qui vivent aujourd'hui dans les zoos ont été prélevés de leur milieu naturel, comme Nénette (orang-outan, Jardin des Plantes) et Titine (capucin brun, 35 ans, Zoa Parc). Chapter Animals demande le placement dans des sanctuaire, en urgence, pour ces individus prélevés sauvages. Nous sommes pour échanger sur cette idée et proposer des solutions. 

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