Les orangs-outans, huile de palme et prostitution :

 

Pourquoi nous battre pour les orangs-outans dans le monde ?

Orang

Dans 10 ou 20 ans, si nous continuons ainsi, ces trois espèces s'enteindront à jamais.

Il existe actuellement trois espèces d'orangs-outans. Celle de Sumatra, celle de Bornéo et celle de Tapanuli. Pourtant, toutes trois sont considérées comme des espèces en danger critique d'extinction. Pourquoi ce coussin, pas si éloigné que ça de l'homme, étant donné qu'il partage son ADN génétique à prêt de 97 % est-il aujourd'hui, voué à disparaître ? Pourrons-nous, d'ici 20 à 50 ans, continuer de manger de cette graisse végétale, qui aura contribué à détruire ce grand singe ? Mais avant ça, un tour d'horizon sur qui sont les orangs-outans. 

 

Les orangs-outans font partie des sept espèces de grands singes, incluant aussi les bonobos, les chimpanzés, les gorilles de l'ouest et les gorilles de l'est. Un orang-outan, qu'importe son espèce, peut mesurer jusqu'à 140 centimètre et pensant jusqu'à 80 kilos. Ce dernier peut (sur)vivre jusqu'à l'âge de 40 ans, à condition d'échapper au massacre de la déforestation ou au braconnage. 

 

Parmi les âges intéressants à retenir, on notera qu'un bébé restera accroché à sa mère jusqu'à l'âge de deux ans, qu'il peut téter sa mère jusqu'à l'âge de 8 ans, et restera prêt d'elle jusqu'à 10 ans, pour les mâles et 16 ans, pour les femelles. 

 

Ce grand singe est un animal qui passe le plus clair de son temps à vivre dans les arbres, et, de préférence, cacher dans les feuillages. N'étant pas très à l'aise au sol, il préfère plutôt sauter d'arbre en d'arbre, mangeant des œufs d'oiseaux, des insectes, des fruits et des écorces, notamment. De la nourriture facile d'accès, en restant perché. 

 

Comme beaucoup de ces congénères singes, ces derniers possèdent une intelligence remarquable, très proche de celle de l'homme. Ils sont capables de se servir de feuilles d'arbre comme serviette, pour s'essuyer le menton après un repas ; de se servir de d'autres feuilles comme gants de sécurité, pour enlever des épines ; de s'en servir aussi comme coussins, si jamais l'arbre n'est pas à leur goût ; pour récolter de l'eau ; de se servir de brindilles et de bâtons pour attraper des insectes et enlever les graines des fruits ou encore de fabriquer des toits pour leur nid, en cas d'inverses ou pour se camoufler d'éventuels prédateurs. 

 

Chacune des trois espèces possèdent ces propres habitudes et trouvent chacun leur propre utilité aux feuilles et aux branches des arbres. Cependant, contrairement à beaucoup d'espèces, l'orang-outan est un animal qui aime rester seul. 

 

Concernant la communication, principalement, celle-ci est pantomime (s'effectuant avec les gestes), en plus de leur propre voix. D'ailleurs, chacun possède un cri distinct pour appeler un autre individu, pouvant se faire entendre jusqu'à 1 kilomètre à la ronde. Relativement calme, des combats entre mâles peuvent avoir lieu.

 

Malgré tout, seulement 800 spécimens pour ceux de Tapanuli, moins de 3 000 pour Bornéo et moins de 7 000 pour Sumatra... Voilà le nombre d'orangs-outans sauvages qu'il reste aujourd'hui. Mais alors pourquoi ? 

 

La premier point est celui de la déforestation, principalement pour les palmiers à palme (produisant donc l'huile de palme, tellement utilisée dans les pâtes à tartiner et barres chocolatées tant aimé par les enfants). Outre cela, mais toujours dans la déforestation, le bois exotique, très demandé, et se vendant extrêmement cher, cause aussi la perte de l'habitat naturel de ces grands singes. En Malaisie, par exemple, la forêt est constituée à prêt de 95 % de plantation à palme.

 

L'huile de palme est donc le premier fléau pour les forêts tropicales en Indonésie et en Malaisie. Mais celle-ci est aussi un fléau pour les tribus indigènes, pour les habitants, pour les animaux... Et même pour notre santé ! Cette huile, pas chère et sans goût à la cuisson, est très utilisée par les marques de nourriture, mais aussi de cosmétique. Rien qu'entre ces deux pays, 90 % de l'huile de palme du monde entier y est plantée.

 

Bien entendu, les animaux, parce qu'ici, on parle d'orang-outan, mais aussi d'éléphants, de tigres ou de rhinocéros, ne peuvent y avoir accès, sans que les gardes ne les fusillent. Les marques sont donc les principales causes de la disparition de ces singes, mais pas seulement. 

 

Le braconnage est un fléau monstrueux. Les bébés sont souvent capturés pour être vendus comme animaux de compagnie aux habitants du coin, tandis que leurs mères, elles, seront rasées, maquillées, attachées et serviront de prostituées à de riches touristes. D'autres orangs-outans, serviront, eux, à réaliser des matchs de boxe, que ce soit contre d'autres congénères de leur espèce ou même contre des hommes. Ainsi, nos singes au pelage roux, subissent, en plus de la destruction de leur milieu naturel, toutes sortes de sévices. 

 

 

Voici la liste des articles que nous consacrons à la protection des orangs-outans.

 

 

 

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