Sanctuaire

  SANCTUAIRES CHAPTER ANIMALS :  

L'objectif principal de notre association est de venir en aide aux animaux. Durant notre première année, Chapter Animals est régulièrement venu en aide à des familiers, que ce soit la chatte Saphira ; les ânes Momo et Babar ou encore la vache Marguerite. Pour le sauvetage de ces animaux, notre association n'a pas fait appel aux dons. N'ayant pas encore fait les démarches afin que les dons puissent être déductibles d'impôts, nombreux sont les militants hésitant encore aujourd'hui.

Toutefois, nous lancerons prochainement les démarches afin de trouver des terrains et financer la construction de sanctuaire, en France. Nous pensons, dans un premier temps, en réaliser un pour les grands fauves issus de la captivité - ou de trafic, comme les lions et les panthères. Nous voudrions le créer dans le sud de la France, afin que ces derniers puissent bénéficier d'un climat relativement chaud, adapté à leurs besoins naturels. Notre sanctuaire pourrait aussi être un lieu de transition, afin d'effectuer le départ des animaux vers l'Afrique du Sud et finir leurs jours sur les terres de leurs ancêtres, dans des sanctuaires dignes de ce nom comme ceux de la Fondation Born Free* ou encore le Drakenstein Lion Park**

Nous pensons aussi que, pour s'occuper de ses grands fauves, il serait judicieux de faire appel à des anciens dresseurs qui, d'un point de vue objectif, connaissent parfaitement l'animal. Cela permettrait une reconversion vers le bien-être animal, sans avoir besoin de continuer à les faire travailler. Cette méthode n'est pas nouvelle et a déjà fait ses preuves. En Inde, par exemple, des anciens dresseurs d'ours s'occupent aujourd'hui d'un sanctuaire et tout fonctionne très bien. Il en va de même avec les éléphants. Cela nous permettrait aussi de gagner la confiance du milieu du cirque, et pouvoir entamer de véritables échanges et amorcer une éventuelle transition. 

D'un autre côté, nous voudrions que notre sanctuaire accueille des singes issus de laboratoire. Les scientifiques ne le savent peut-être pas, mais ils ne sont pas obligés d'euthanasier les animaux qu'ils utilisent. Cela leur reviendra bien plus cher, d'ailleurs, que de les céder à des associations. En France, les manques de structure pour accueillir les singes issus de laboratoire sont énormes. Les zoos et autres parcs zoologiques étant relativement hésitant à accueillir ces singes, il faut donc prendre la décision de leur créer un refuge dédié. Après des années, voir des décennies à servir la science, n'ont-ils pas droit à un repos bien mérité ? 

Nous pensons aussi à en construire sur le continent africain. Il y a un vrai danger là-bas, pour les animaux, et seules des structures adaptées pourraient les y aider. Quant aux animaux issus de la captivité, rien ne les empêche de revenir sur leurs terres ancestrales. C'est pourquoi notre choix s'est déjà porté sur deux endroits d'Afrique. Dans un premier temps, les îles de São-Tomé & Principe, un véritable paradis sur Terre pour la faune et la flore locale. Si, sur ces îles, il n'est pas question de croiser à l'état sauvage des lions, des hyènes ou des hippopotames, de nombreuses autres espèces peuplent l'île. Nous pensons aussi que la construction d'un sanctuaire sur place aidera la population locale à se développer, et permettra aux plus jeunes de découvrir des animaux qu'ils n'auront peut-être jamais pu voir auparavant. Notre second choix se porte, naturellement, vers l'Afrique du Sud. Bien que de nombreuses structures sont déjà présentes, nous savons que celles-ci souffrent du manque de place et de la difficulté à transporter et accueillir tous les animaux qu'ils aimeraient. 

Si, au sein de nos sanctuaires, les animaux bénéficieront des soins et des traitements adaptés à chaque individu, nous aimerions, sur le continent africain, pouvoir réhabiliter le maximum d'individus à la vie sauvage et cela dès que possible. Malheureusement, nous savons que cela peut s'avérer difficile, notamment en ce qui concerne les grands fauves, souvent bien habitué au contact humain. De nombreux autres espèces, issues de la captivité, ne pourront jamais avoir une vie sauvage. Cependant, les individus prélevés à l'état sauvage, principalement les cétacés, s'en sortent relativement bien, un espoir est donc permis.



* La Fondation Born Free a pris en charge des lions qui provenaient de France. C'est le cas du trio Shada, Nala et Djunka, qui été détenus par un cirque français et qui ont étaient pris en charge par l'ONG One Voice en 2006. C'est également le cas de Nelson, qui provenait d'un parc zoologique, de Ciam et de King, tous deux détenus illégalement par des particuliers, qui ont pu être sauvés grâce aux actions de la Fondation 30 millions d'amis, le Refuge de l'Arche ainsi que le Natuurhulpcentrum Rescue Centre entre 2015 et 2018. Born Free Foundation est serait prête à récupérer Bébé, Bellone, ainsi que Coralie, Nelson et Mandela, les autres lions du cirque. 

** Le Drakenstein Lion Park a pris en charge des lions qui provenaient de France. C'est le cas d'Arès, de Brutus, d'Ena ou de Samson, sauvés par les diverses ONG françaises et le Natuurhulpcentrum Rescue Centre entre 2007 et 2010. C'est dans ce même sanctuaire que nous avions pris contact afin d'y placer Nale (Elyo), Natcher (Sutan) et Betty.

*** La photographie prise pour illustrer notre article provient de l'agence de voyage Satawa Destination. Cette photo illustre le parc national Parc Naturel Obô de São Tomé et Principe où pourrait se situer non loin un futur sanctuaire.

 

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  Afin de savoir si un animal captif est éligible à pouvoir insérer un sanctuaire, il faut que plusieurs éléments rentrent en compte :  

- Les conditions de vie de l'animal peuvent-elles être améliorées si prise en charge, il y a ? 

- Le propriétaire est-il prêt à renoncer à l'animal ? Le propriétaire accepte-t-il de ne pas remplacer l'animal ? Les autorités, ont-elles prévu une saisie ? Est-ce que notre campagne pourra aider au placement de l'animal ?

- Un sanctuaire est-il disponible ? Si oui, lequel ? Les fonds, sont-ils disponibles pour financer son terrain ? Le sanctuaire, a-t-il la capacité de recevoir l'animal ?

- L'animal a-t-il l'accord d'un vétérinaire pour voyager ou peut-il être traité pour être apte au voyage ? 

- En cas de départ à l'étranger : les autorités ont-elles accepté l'exportation ? Les papiers sont-ils en règle ? Est-ce réalisable sur le plan logistique ? Et pour le bien-être de l'animal ?

- Des fonds sont-ils disponibles pour le transport, la nourriture et les soins des animaux ? Pour combien de temps ? Peut-on les financer via des campagnes de dons ou via un système de parrainage ?

 

Adhe

 

 

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